Comment apprendre à votre enfant à dormir seul

Oct 2, 2020 | ENFANTS, NOUS VOUS CONSEILLONS |

Apprendre à dormir seul à votre enfant est une tâche ardue qui nécessite beaucoup de patience et de pédagogie. Quelque chose qui va exiger le maximum de psychologie et d’intelligence émotionnelle de la part des parents. Habitués à dormir dans la même pièce que leurs parents, les plus petits de la maison se voient soudain dans une nouvelle chambre où leurs peurs peuvent fleurir comme si elles étaient les protagonistes de ‘Monstres S.A.’. Mais au-delà des terreurs infantiles, entre habitude et régressions, certaines étapes vous aideront à transformer en routine le fait de se coucher seuls.

Conseils pour que les plus jeunes apprennent à dormir dans leur propre chambre

Jusqu’à l’âge de trois ans, nous avons eu le temps de préparer nos enfants à un fait qui va les obliger à dormir seuls. Grâce à des concessions qui diminuent progressivement, le Co-dodo va diminuer peu à peu dans le but de créer un développement émotionnel et une indépendance chez les plus petits.

Selon des experts en pédagogie et des psychologues, les enfants devraient, dans un premier temps, commencer à dormir dans leur propre chambre entre 3 et 6 mois. Après cette phase initiale, nous passons à une autre qui se situe entre 12 et 18 mois. Ici, nous accepterons quelques concessions basées sur le niveau d’anxiété que peut générer chez les petits par le simple fait de dormir seuls. Enfin, dès l’âge de 3 à 4 ans, les enfants auraient dû assimiler comme quelque chose de normal, le fait d’avoir une chambre où ils dorment seuls et éloignés de leurs parents. Pour réaliser ces étapes, il existe différentes méthodes. Des plus agressives aux plus progressistes et basées sur des techniques comportementales, le seul but de tous est d’apprendre aux enfants à dormir seuls dans leur chambre.

Les méthodes extrêmes, les plus utilisées chez les parents, sont les techniques les plus agressives faisant appelle à l’utilisation de stimuli négatifs, de punitions ou de simple ignorance pour des parents qui cherchent des solutions rapides sans se préoccuper de leurs effets plus négatifs à moyen et long terme. Au contraire, si nous nous déplaçons vers les plus efficaces et recommandées, nous trouvons l’établissement de routines, l’utilisation de l’affection, la patience, le bon sens et, bien sûr, les stimuli positifs. Par exemple, on peut encourager les enfants en leur expliquant qu’ils auront une chambre plus grande et pour eux seuls. Un endroit où ils pourront établir leurs propres règles et avoir leurs jouets à portée de main. Un lit entier pour pouvoir lire avant de dormir et inclure des peluches pour les aider à dormir.

Que faire lorsque la situation se complique et que l’enfant régresse ?

Parfois ça arrive et il n’y a pas de raison d’en avoir peur. En tant que parents, nous devons comprendre qu’il peut y avoir des régressions motivées par des cauchemars nocturnes, la peur de l’obscurité ou même la naissance d’un petit frère. L’imagination se déchaîne et les plus petits sont capables de voir des monstres sur des cintres, des chaises ou qui peuvent s’échapper de la porte entrebâillée du placard. Pour apaiser ces craintes et consolider leur indépendance, vous ne pouvez que suivre les conseils suivants :

– Laissez une veilleuse allumée : Si possible, indirecte. Ou même laisser la porte ouverte et allumer une lumière dans le couloir.

– Renforcé les routines : Lire avant de se coucher, le faire toujours à la même heure ou leur faire un câlin de bonne nuit, sont des comportements positifs qui bénéficieront aux plus petits.

– S’il se réveille parce qu’il a fait des cauchemars, ne le laissez pas entrer dans votre chambre. Il est beaucoup plus recommandé de rester avec eux dans leur propre chambre jusqu’à ce qu’ils se détendent et de qu’ils se rendorment.

A l’opposé, certaines attitudes à ne pas commettre, il existe un certain nombre de comportements qui peuvent entraîner des renforcements négatifs chez l’enfant :

Montrer peu de patience et de la colère parce qu’il n’y a aucun moyen de les coucher et de les laisser dormir seuls.

– Accepter leurs excuses car la seule chose qu’ils cherchent est de retarder le moment d’aller dormir : Leur apporter un verre d’eau, les laisser aller aux toilettes une fois de plus (même s’ils viennent d’y aller) etc.

– Coucher avec eux dans le même lit jusqu’à ce qu’ils concilient le sommeil. En fin de compte, vous finirez par dépendre de ce fait et tout le processus ralentira.